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Un peuple qui veut prospérer doit rester lié à sa terre. Un homme ne doit jamais perdre contact avec le sol sur lequel il a eu le privilège de naître. Il ne doit s’en éloigner que temporairement et toujours avec l’idée d’y revenir. Les Anglais, qui furent par nécessité des colonisateurs et qui furent de grands colonisateurs, se sont généralement conformés à cette règle.

De toute façon, j’estime important pour des continentaux de ne s’étendre qu’à la condition que soit assurée la continuité du sol entre le pays conquérant et les régions conquises. Ce besoin d’être enraciné est propre aux continentaux surtout, et je pense qu’il constitue une vérité pour les Allemands tout particulièrement. Cela explique sans doute que nous n’ayons jamais eu réellement la vocation coloniale. Qu’on prenne l’antiquité ou l’histoire moderne, il est visible que les entreprises au-delà des mers n’ont fait qu’appauvrir à la longue les nations qui s’y étaient vouées. Toutes, elles s’y sont épuisées. Toutes, par un juste retour des choses, ont fini par succomber sous la poussée des forces qu’elles avaient, soit suscitées, soit réveillées. Quel meilleur exemple que celui des Hellènes ?

Ce qui est vrai pour les Grecs anciens l’est de même pour l’époque moderne et pour les Européens. Il est indubitable que le repliement sur soi-même constitue pour les peuples une nécessité. Il suffit d’embrasser une période suffisamment longue pour trouver dans les faits une confirmation de cette idée.

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Détails sur le produit

Broché : 116 pages
Éditeur : Omnia Veritas Ltd (28 novembre 2017)
Langue : Français
ISBN-10: 1912452170
ISBN-13: 978-1912452170
Dimensions du produit: 12,7 x 0,6 x 20,3 cm